Les spectacles de Karine Saporta

L’IMMACULÉE

  • Vendredi 7 février – 20h30
  • Samedi 8 février – 20h30
  • Dimanche 9 février – 16h00
  • Vendredi 14 février – 20h30
  • Samedi 15 février – 20h30
  • Dimanche 16 février – 16h00
  • Vendredi 21 février – 20h30
  • Samedi 22 février – 20h30
  • Dimanche 23 février – 16h00

L’émotion est au rendez-vous puisque l’on retrouve sur le plateau dans un jeu de miroir étonnant le très beau personnage de Florence Aubenas. Actrice cachée dans un monde réel, elle joue avec une authenticité confondante un rôle comme au théâtre sur le plateau de la vie quotidienne. Les mouvements et les gestes dansés sont aussi précis qu’efficaces. Ils évoquent de manière stupéfiante les thématiques de la « propreté » et de la « saleté ». Ces thématiques permettent de croiser les mondes physiques et métaphysiques, sociaux, symboliques et politiques.

Florence Aubenas a mené un travail d’enquête dans lequel pendant 6 mois, elle s’est totalement investie pour vivre la vie « des plus démunis », ceux, et surtout celles, qui galèrent de petit boulot en petit boulot, de travail précaire en travail à temps partiel, qui ne permettent même pas d’en vivre. Elle entre dans la peau d’une femme de ménage, d’une quarantaine d’années, sur les ferrys de Ouistreham Riva-Bella, sans formation ni expérience professionnelle, et veut comprendre l’impact de la crise et les mécanismes de l’exclusion sociale. Dans cette création dont la dimension hyperréaliste et cinématographique se révèle au cœur d’un magnifique décor tout en carrelage blanc, costumes et accessoires empruntent aux panoplies du nettoyage industriel. La gestuelle des danseurs éclabousse le regard du spectateur par son éblouissante virtuosité. Et les grandes toiles d’Isabelle Audouard, qui accompagnent le spectacle de bout en bout, participent à l’éblouissante qualité visuelle de la chorégraphie. La sortie du livre “Le Quai de Ouistreham” en 2010 garde toute son actualité.


PETITES PIÈCES CRÉOLES

  • Vendredi 3 avril – 20h30 – ANNULÉ
  • Dimanche 5 avril – 16h00 – ANNULÉ
  • Vendredi 10 avril – 20h30 – ANNULÉ
  • Samedi 11 avril – 20h30 – ANNULÉ
  • Dimanche 12 avril – 16h00 – ANNULÉ

Avec ces « Petites pièces créoles », la chorégraphe revient vers la culture créole habitée par le désir de mettre là, à profit, toute la sophistication rythmique acquise au fil de ses pérégrinations à travers des styles et des cultures chorégraphiques divers. Celle qui, à ses débuts, accompagnait ses créations de boîtes à rythmes dont elle faisait elle-même la programmation n’a eu de cesse d’élaborer des systèmes rythmiques de plus en plus complexes pour donner à sa recherche du vertige et de la transe un fondement compositionnel. Lorsqu’elle s’associe à des danseurs venant du flamenco, du kathak, de la danse baroque ou encore du hip-hop, c’est qu’elle les considère comme davantage capables de « pulsion ». Ici c’est l’imaginaire et la culture créole que la chorégraphe entend questionner, renouant avec la magnifique danseuse Murielle Bedot pour laquelle, à la demande de la Cité de la Musique à Paris, elle crée en 2011 sur une musique de Steve Reich « It’s gonna rain ».

Dans cette création, il sera fait largement référence au bèlè : pratique musico-chorégraphique de Martinique qui mêle chant, musique, danse et conte. Le bèlè est un ensemble de pas et de figures issues de l’Afrique, de l’Europe, du quadrille et de la haute taille venue d’Europe. Cette tradition codifiée empreinte de syncrétisme est porteuse d’un contexte rituel sociétal important. C’est à ce contexte qu’il sera particulièrement fait référence dans la « petite pièce créole N°1 » nommée « Noir sur blanc » s’appuyant sur des écrits et discours politiques d’Aimé Césaire. En effet, le bèlè est un phénomène contemporain qui s’appuie essentiellement sur une référence à la « culture des mornes martiniquais », créé de 1860 à 1960, par les Nouveaux Libres issus de l’abolition de l’esclavage des noirs en 1848. .Le bèlè signifie « Bèl air » (bel endroit, bon moment).


A… COMME ALICE

  • Vendredi 3 juillet – 20h30
  • Samedi 4 juillet – 20h30
  • Dimanche 5 juillet – 16h00
  • Vendredi 10 juillet – 20h30
  • Samedi 11 juillet – 20h30
  • Dimanche 12 juillet – 16h00

Presse : «Alice est chacun des personnages qu’elle croise, comme dans les rêves. La construction de l’identité est faite de conflits, et dans ce sens, l’adaptation du chef d’oeuvre de Lewis Carroll
que nous livre Karine Saporta est remarquable.» Télérama

« … Avec quel bonheur j’ai accepté la proposition de la Bibliothèque Nationale de France, commanditaire du spectacle chorégraphique dans le cadre de l’exposition « Babar, Harry Potter et Cie. Livres d’enfants d’hier et d’aujourd’hui ». Il s’agissait d’inventer un spectacle en résonance avec les lectures enfantines : un projet dont je rêvais depuis longtemps. Je me suis donc laissée librement inspirer par l’univers fabuleux imaginé par Lewis Carroll dans « Alice au Pays des Merveilles ». J’ai longtemps étudié les mécanismes du ravissement et de la stupeur. À y regarder de près, mon œuvre se fonde depuis toujours sur un rêve récurrent : le rêve de « traverser le miroir ». En créant sur le thème d’ « Alice au pays des merveilles », j’ai cherché à créer une œuvre particulièrement « ravissante ». Comme Alice se laisse ravir la conscience et les sens après qu’elle ait mangé le célèbre champignon, il m’a semblé que le spectacle devait aussi ravir. Ravir la conscience et les sens de chaque spectateur… qu’il soit grand ou petit… Surréaliste ou abstrait… mais toujours onirique, selon les différentes scènes, le spectacle immerge le spectateur dans l’exubérance questionnante, parfois inquiétante, des imaginaires enfantins. » Artiste contemporaine, s’il en est, la grande chorégraphe invente, dans son mouvement perpétuel, de nouvelles formes comme autant de nouveaux jeux. L’éxubérance de son imaginaire prolifique semble proche de celle de l’enfance, comblant de mille et un trésors d’inventivité plastique, sa création, comme un jet multicolore et multiforme, tout en jouant avec maîtrise d’une sobriété minimaliste.


JOY

  • Vendredi 1er mai – 20h30 – ANNULÉ
  • Dimanche 3 mai – 16h00 – ANNULÉ
  • Vendredi 17 juillet – 20h30
  • Samedi 18 juillet – 20h30
  • Dimanche 19 juillet – 16h00
  • Vendredi 24 juillet – 20h30
  • Samedi 25 juillet – 20h30
  • Dimanche 26 juillet – 16h00

Un spectacle qui s’inspire des mythes antiques, de la poésie, de la philosophie, de la spiritualité et de la tradition de la chanson en Irlande, tout en empruntant aux thèmes musicaux contemporains du jazz, aboutissant à une fusion pulsionnelle de l’ancien et du moderne. Cette sonorité unique est un symbole fort et crée un pont fascinant entre la musique irlandaise et le jazz, expression puissante dans le cadre du mouvement «ethno-jazz» en cours de développement en Europe et dans le monde.


LE CABARET LATIN

  • Vendredi 31 juillet 20h30
  • Samedi 1er août 20h30
  • Dimanche 2 août 16h
  • Vendredi 7 août 20h30
  • Samedi 8 août 20h30
  • Dimanche 9 août 16h
  • Vendredi 14 août 20h30
  • Samedi 15 août 20h30
  • Dimanche 16 août 16h
  • Vendredi 21 août 20h30
  • Samedi 22 août 20h30
  • Dimanche 23 août 16h
  • Vendredi 28 août 20h30
  • Samedi 29 août 20h30
  • Dimanche 30 août 16h

« Dans ce lieu magique qu’est le Dansoir, Karine Saporta a créé une véritable soirée-spectacle, un moment d’évasion et de voyage à destination de l’Amérique Latine. Partant de la métaphore du bateau figuré par ce chapiteau de bois semblable a un grand navire, elle a construit un spectacle festif, flamboyant, drôle et tendre qui se termine par un bal mené par les danseurs pour y entraîner le public. Sur des rythmes de Tango, Salsa, Samba, Rumba, Cha-Cha, le spectacle composé de courtes séquences emprunte aux légendes, fresques et ambiances latino-américaine. Le décor intégrant les tables et les chaises disposés en cercle autour de la piste, le climat est sensuel et chaleureux puisque le spectacle mêle le public à son univers. Place à la danse, à la musique, au baroque et au rêve…»