Assainissement – Réseaux d’eaux pluviales

Réseaux d’eau pluviales : les améliorations menées par la Ville depuis 2014, avec Caen la mer maintenant

La ville de Ouistreham Riva-Bella a connu une extension à partir de l’achèvement du canal, en 1857. En effet, conjuguant le nouvel attrait des bains de mer et l’assèchement d’un ancien bras de l’estuaire de l’Orne, les terrains situés au pied du bourg jusqu’aux dunes de front de mer ont pu être utilisés pour construire villas et pavillons. Une partie de ces terrains se situe en dessous du niveau des plus hautes eaux et, en cas de fortes pluies, les eaux ne peuvent plus s’écouler de façon naturelle vers la mer.

Diverses mesures ont été prises dès le début des années 2000 pour éviter que les quartiers de Riva-Bella ne se retrouvent inondés en cas de phénomènes naturels extrêmes. Les pompes du port et du quai Charcot en sont les exemples les plus significatifs.

En 2014 nous avons connu des épisodes de fortes précipitations dès le mois de juin. Des rues ont été noyées, pendant des périodes plus ou moins longues, et certaines habitations ont connu des entrées d’eau dans leur cave ou des pièces basses. La Ville a alors listé les endroits à risque, à partir des anciennes demandes formulées par les riverains et des rondes faites dans la Ville, lors de ces épisodes pluvieux. Cette liste a servi de base pour traiter ensuite ces zones, en les priorisant, selon le niveau de risque.

Deux campagnes de nettoyage de réseaux et de puisards ont ainsi été lancées sur l’année 2014, et pour les années suivantes une enveloppe de 30 000€ a été allouée pour l’entretien courant et les améliorations du réseau d’eau pluvial.

Dans certains cas, des travaux de construction de nouveaux avaloirs (ex : rue Pauline Roland ou place A. Thomas), de nouveaux puisards (ex : rue Elie de Beaumont, bd de France ou rue Fontenelle) et de raccordement au réseau existant (ex : rue du Jeu de Paume) ont été nécessaires.

Ces travaux ont diminué fortement la sensibilité de la ville aux phénomènes pluvieux extrêmes, mais un entretien régulier du réseau doit être maintenu. En effet, nous connaissons encore des phénomènes de mise en charge du réseau, c’est-à-dire lorsque les conduites sont pleines, qui réduisent fortement la capacité d’évacuation car le réseau d’eaux pluviales est en écoulement gravitaire, contrairement à celui de distribution d’eau potable qui se fait en conduite forcée, c’est-à-dire sous pression. C’est ce que l’on observe lors des épisodes pluvieux extrêmes : une eau qui monte très vite dans les parties basses de Riva-Bella et disparait très rapidement, à la fin de cet épisode.

Des études pour comprendre comment se répartissent les arrivées d’eau en provenance du réseau de la ville et celles venant du fossé de ligne du canal restent encore à faire. Elles sont faites notamment à l’aide de passage de caméras dans les conduits. Elles permettront de mettre en place un système d’alarme pour avertir les personnes d’astreinte, celles qui actionneront la pompe de la halle aux poissons. Cette pompe dispose d’un moteur thermique, ce qui la laisse opérationnel le même en cas de coupure d’électricité.

L’efficacité du réseau d’eaux pluviales dépend de sa conception et de son état. Les réseaux sont construits en fonction de l’urbanisation existante, des urbanisations futures envisagées en considérant un taux d’imperméabilisation donné. Une grande partie du réseau est ancien et a donc été calculé avec les normes de l’époque.

Depuis la ville a connu des extensions urbaines, l’imperméabilisation des surfaces, que ce soit sur le domaine public ou privé a considérablement augmenté.

Une rénovation complète du réseau étant impossible, l’action de la Ville se porte au travers des règlements d’urbanisme à l’obligation de l’absorption des eaux pluviales sur les parcelles en construction.

Le suivi du réseau permet également de repérer les endroits où il est devenu défectueux. Ainsi, en 2016, le contrôle de l’ensemble du fossé busé du marais de Colleville, qui, à mi-chemin entre l’avenue Foch et la rue Gambetta, draine les eaux pluviales depuis l’avenue Victor Hugo vers l’avenue Cabieu, a permis de constater qu’il était obstrué en plusieurs endroits par des racines d’arbre. Il a fallu abattre les arbres en cause, puis le désencombrer intégralement. Cette action aura certainement un impact lors des prochains épisodes pluvieux, en réduisant l’ampleur des rues noyées.

Les travaux d’assainissement de Caen la mer

Caen la mer est chargée, sur les 50 communes de la Communauté Urbaine, de gérer l’extension des réseaux d’assainissement, de collecter, transporter et traiter les eaux usées avant de les restituer au milieu naturel. Dans ce cadre, Caen la mer intervient notamment sur la commune de Ouistreham Riva-Bella, avec pour objectifs l’amélioration du cadre de vie, la protection de l’environnement et le développement local.
Ainsi, depuis quelques mois, un certain nombre de travaux ont pu être réalisés : réfection d’un siphon d’alimentation de la station d’épuration, contrôle de conformité des installations privées en front de mer, aménagement de bassins d’orage sur la station d’épuration, renouvellement des membranes filtrantes de la station d’épuration (première moitié en 2016, l’autre en 2017), etc. L’ensemble de ces travaux représente un investissement d’environ 1 000 000 d’euros. A noter qu’il a été constaté que le système d’assainissement de Ouistreham Riva-Bella présentait un coût de gestion élevé. Des études sont donc en cours afin de réduire les dépenses de fonctionnement et notamment d’étudier le transfert éventuel, d’ici quelques années, des effluents de la station d’épuration de Ouistreham Riva-Bella sur celle du Nouveau Monde (Mondeville). A l’étude enfin, en coordination avec le Pla Local d’Urbanisme de Ouistreham Riva-Bella, la création d’un réseau d’assainissement sur la Pointe du Siège, pour un montant estimé à 1, 2 million d’euros.